Dimensionnez votre PAC en 2 minutes : surface, zone climatique, isolation, hauteur sous plafond.
Un expert installateur dimensionnera précisément votre PAC en tenant compte de votre configuration réelle.
Le dimensionnement d'une pompe à chaleur est une étape cruciale pour assurer le confort de votre logement et optimiser son efficacité énergétique. Notre calculateur utilise la méthode réglementaire basée sur le coefficient de déperdition thermique (G) qui caractérise votre maison. Ce coefficient dépend de l'année de construction, du niveau d'isolation et de la région climatique.
Le coefficient G (en W/m³.°C) représente les déperditions thermiques de votre logement par degré d'écart de température. Plus ce coefficient est faible, meilleure est l'isolation. Voici les coefficients utilisés : mauvaise isolation (avant 1975) = 1.6 W/m³.°C, isolation moyenne (1975-2000) = 1.1 W/m³.°C, bonne isolation (après 2000) = 0.75 W/m³.°C, très bonne isolation (RT2012+) = 0.55 W/m³.°C.
La puissance de chauffage est calculée en multipliant le volume habitable (surface × hauteur sous plafond), le coefficient G, et l'écart de température entre l'intérieur (20°C) et la température extérieure minimale selon votre zone. Une zone H1 (Nord/Est/Montagne) utilise -9°C, une zone H2 (tempérée) -6°C, et une zone H3 (Méditerranée) -3°C.
Votre zone climatique influence fortement la puissance requise. En zone H1 (froid extrême), vous aurez besoin d'une puissance plus importante qu'en zone H3 (climat doux). De même, une maison ancienne mal isolée demandera une PAC plus puissante qu'une construction neuve isolée selon les normes actuelles. Par exemple, une maison de 100 m² avec isolation moyenne en zone H2 nécessitera environ 10 à 12 kW, tandis que la même maison avec très bonne isolation en zone H3 ne nécessitera que 5 à 7 kW.
Si votre pompe à chaleur doit produire à la fois le chauffage ET l'eau chaude sanitaire (ECS), une majoration de 20% est appliquée sur la puissance de chauffage. Une marge de sécurité supplémentaire de 10% est également ajoutée pour garantir un confort optimal en cas de grand froid ou lors de pointes de consommation. C'est pourquoi les puissances recommandées dépassent légèrement les calculs théoriques.
Le sous-dimensionnement est l'erreur la plus courante : une PAC trop faible ne peut pas chauffer correctement votre maison en hiver rigoureux, surtout en zone H1. Vous risquez d'activer les résistances électriques d'appoint, ce qui annule les économies d'énergie attendues et augmente votre consommation électrique.
Le surdimensionnement excessif présente aussi des inconvénients : une PAC trop puissante consommera plus d'électricité en fonctionnement partiel, aura un coefficient de performance (COP) inférieur, et coûtera plus cher à l'achat sans justification. Un surdimensionnement de 15% est recommandé pour des performances optimales, pas plus.
Si votre calcul indique une puissance supérieure à 20 kW, une solution bicondenseur (multi-split) ou une géothermie peut être préférable pour des raisons de confort acoustique et d'efficacité énergétique.
Un installateur RGE certifié affinera ce calcul en réalisant un bilan thermique complet et une visite sur site.